Eylau 8 février 1807

Alors que la Grande Armée était à la poursuite des Russes commandés par Bennigsen, le général russe accepte l'affrontement à Eylau, sur un terrain plat favorisant ainsi la cavalerie. A l'aube le maréchal Augereau à la tête de l'infanterie lance une offensive mais une aveuglante tempête de neige le dévie de son but et ses divisions sont mitraillées à bout portant, Augereau est grièvement blessé. Pour sauver leurs compagnons, 8 000 cavaliers français chargent à plein galop derrière le panache du maréchal Murat, « le plus grand cavalier de l'Empire », c'est sans doute la plus grande charge de cavalerie de l'Histoire.

Entre temps, 4 000 grenadiers russes avancent vers le cimetière que gardait Napoléon, elle se fait décimer par la Garde française sans pouvoir riposter . Davout qui amène des renforts tente de déborder les Russes au sacrifice de nombreux efforts. C'est finalement l'arrivée de Ney qui est déterminante. Celui-ci apporte 9 000 hommes frais au cours de la soirée. Les Russes se décident à sonner la retraite.

Cette bataille fut très indécise, Bennigsen déclare même au tsar Alexandre que c'est une victoire. Napoléon objecte

« Pour deux armées qui, pendant une journée entière, se sont fait d'énormes blessures, le champ de bataille appartient à celui qui, fort de sa constance, ne veut pas le quitter. Celui-là est incontestablement le plus fort »*.


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